LS Pro – Ligue 2 féminine 2026 : nos prédictions
Dix équipes, 18 semaines, une seule championne directement promue en Ligue 1 et une place supplémentaire via le Final 4. Deux clubs seront relégués en Ligue 3 en fin de saison. La Ligue 2 féminine 2026 s'annonce dense, avec des projets ambitieux, des retours qui interrogent et une hiérarchie difficile à établir d'avance. Voici notre lecture de la saison.
CS Trident — Notre favori pour le titre
CS Trident arrive en 2026 avec la maturité d'un projet qui a mis du temps à éclore mais qui est désormais prêt. Sous la direction de Jeremy Sylvestre, le club a remporté la Coupe du Québec en 2025 et terminé deuxième aux Championnats nationaux Trophée Jubilee, après avoir soulevé ce même trophée en 2024. Deux points seulement séparaient Trident de la championne la saison dernière. La montée aurait dû arriver plus tôt. Cette saison, on s'attend à ce que le club aille jusqu'au bout et décroche enfin ce titre qui lui tend les bras.
CS Lasalle — Notre grand pari
CS Lasalle est l'équipe qui nous enthousiasme le plus cette saison. Le club avait terminé septième l'an dernier, à seulement trois points des places de Final 4. Un écart minime pour un groupe qui avait déjà de la qualité. Louis Vincent Faucher-Cyr revient sur le banc pour une autre saison et il dispose d'un effectif renforcé de manière très ciblée.
Plusieurs joueuses issues du programme des Stingers de l'Université Concordia, qui sort d'une saison historique sous la direction de Wilfried Emmanuel Monthe, rejoignent ou restent dans le groupe : Anna Maria Di Primio, Ashley Burdick, Brianna Pinazza, Emma Liagridonis, Kinifoh Kemignon Coulibaly, Maya Yigit, Rosalie Girouard et Safa Sabry. À cela s'ajoutent Yasmine Biskri, recrue de l'année aux Citadins de l'UQAM et membre de l'équipe d'étoile du RSEQ, ainsi que Zayneb Louardi, championne régionale et provinciale avec les Aigles du Collège Ahuntsic en division 2. Si la défense tient et que l'attaque se montre plus létale que d'habitude, CS Lasalle peut aller chercher le titre. Dans le pire des cas, le Final 4 est une certitude.
Club Soccer Boucherville — La belle surprise
Boucherville arrive avec neuf nouvelles arrivées sous la direction de Sofian Moussa Seghiri. Le club avait terminé sixième la saison dernière et cette nouvelle dynamique pourrait lui permettre de franchir un cap. Sandrine Des Croisselles apportera de la solidité en défense, et Zoé Morissette est la joueuse à surveiller dans toute la ligue cette saison. Comme le dit leur directeur sportif Florian Terte, c'est une pépite. Si le groupe trouve rapidement ses automatismes, Boucherville a les ressources pour se battre pour le Final 4 et même pour le titre si tout se passe bien.
CS Trois-Rivières — Le Final 4 comme plancher
Trois-Rivières avait terminé dans le Final 4 la saison dernière et le club devrait continuer sur cette lancée. La question n'est pas de savoir si Trois-Rivières sera compétitif, mais jusqu'où ce groupe peut aller. Une équipe qui monte en puissance et qui voudra confirmer sa place parmi les meilleures.
Révolution FC — L'équipe à transformer
Alexandre Kenol à la tête du groupe avec Stephie-Ann Dadaille comme entraîneuse adjointe, deux noms qui en disent long sur les ambitions du club. L'an dernier, Révolution FC avait terminé à deux points de la relégation. La marge était mince et l'objectif cette saison est de s'éloigner définitivement de cette zone de danger. L'arrivée de Jena Kilaghbian dans les cages apporte de l'assurance en défense. On connaît le travail de Kenol, notamment avec les Nomades de Montmorency. Dans le meilleur des cas, Révolution FC peut se battre pour le Final 4. Dans tous les cas, ce sera une équipe intéressante à suivre tout au long de la saison.
AS Brossard — Le déclin anticipé
AS Brossard avait disputé la finale de promotion en Ligue 1 la saison dernière, ce qui témoignait d'une réelle qualité collective. Mais les départs de Cassandra Décombe, désormais à FC Laval en Ligue 1, et de Maude Savaria fragilisent sérieusement le groupe. Joe Edwinson Landé reste sur le banc, mais il devra composer sans ces éléments importants. L'arrivée de Kelina Baker en provenance de CS Mont-Royal Outremont apporte de l'expérience, mais elle ne suffit pas à combler ces pertes. Brossard devrait rester en Ligue 2 sans trop de difficultés, mais les grandes ambitions de la saison dernière semblent loin.
CS Lévis-Est — La valeur sûre
Lévis-Est conserve son groupe d'entraîneurs et un bon noyau de joueuses. Le club peut espérer le Final 4 ou simplement assurer son maintien confortablement en Ligue 2. Une équipe stable, sans grands risques des deux côtés du classement, mais qui pourrait créer des surprises si la saison se déroule bien.
CS Fury de Rimouski — Survivre encore
Rimouski avait terminé la saison dernière à seulement deux points de la première place relégable. Le club avait seulement deux joueuses de plus de 21 ans dans son effectif, ce qui dit tout sur la jeunesse du groupe. À cela s'ajoutent des problèmes d'infrastructure pour jouer et s'entraîner à domicile à cause des conditions météorologiques, et une réalité logistique qui force l'équipe à enchaîner des matchs en déplacement sur deux jours. La fatigue peut peser lourd sur une saison de 18 semaines. Les résultats en fin de saison dernière laissaient entrevoir une progression réelle, mais la concurrence sera encore plus rude cette année.
AS Gatineau — Le pari risqué
James Herickson Landé prend les rênes d'une équipe qui avait terminé dixième la saison dernière. Peu de mouvements dans l'effectif, peu de présence sur les réseaux sociaux avant le début de la saison. Gatineau devrait se retrouver dans la zone médiane du classement. Si le nouveau coach ne parvient pas à installer une dynamique positive rapidement, la relégation n'est pas à exclure.
CS Saint-Hubert — Le retour sous haute surveillance
CS Saint-Hubert avait été exclu de la Ligue 1 féminine la saison dernière en plein milieu de saison pour des questions de forfaits, une situation qui a nui à l'intégrité de la compétition et à l'image de la ligue. Le club fait son retour en Ligue 2, une division qu'on aurait pu croire trop haute pour une équipe qui n'a pas su honorer ses engagements dans l'élite. Le doute est légitime et Saint-Hubert devra démontrer dès les premières journées que cette page est bel et bien tournée. Rien n'est acquis. Tout reste à prouver.
Notre classement final prévu
CS Trident — championne, directement promue en Ligue 1
CS Lasalle — Final 4
Club Soccer Boucherville — Final 4
CS Trois-Rivières — Final 4
Révolution FC — Final 4
AS Brossard
CS Lévis-Est
CS Fury de Rimouski
AS Gatineau — relégation en Ligue 3
CS Saint-Hubert — relégation en Ligue 3
Cette Ligue 2 féminine 2026 a tout ce qu'il faut pour produire une saison mémorable. Des projets sérieux, des joueuses de qualité et une hiérarchie qui reste à établir sur le terrain. On sera là pour en rendre compte journée après journée.