FISU America 2026 : chez les hommes, les Carabins visent la finale à Lima
Crédit photo : FISU AMERICA
Trois matchs, deux victoires, un nul historique et une seule chose qui manque à l'appel : la première place du Groupe A. Les Carabins de l'Université de Montréal ont réalisé un parcours quasi parfait au tournoi masculin du Championnat de soccer FISU America 2026 à Lima. Dix buts marqués, un seul encaissé, la deuxième meilleure défense et la deuxième meilleure attaque du tournoi jusqu'ici. Mais pour disputer la finale, il leur faudra un dernier effort hors norme.
Un parcours de haut niveau
Pour lancer leur tournoi, les Bleus de l'entraîneur-chef Pat Raimondo ont dominé l'Universidad San Francisco de Quito de l'Équateur 4-0. Quentin Touil a inscrit un doublé, imité au tableau des marqueurs par Calin Calaidjoglu et Isaac Cohen Oréne.
Le deuxième match restera dans les annales du programme. Face aux Huskies de l'Université de Washington, champions en titre de la Division 1 de la NCAA, le plus haut niveau du soccer universitaire américain, les Carabins ont arraché un nul de 1-1 sur un but de Julien Deligne. Washington s'était pourtant présenté à Lima avec la grande majorité de son effectif, incluant des joueurs repêchés en MLS, ce qui donne toute sa mesure à la performance montréalaise.
Les Carabins ont ensuite enchaîné avec une nouvelle démonstration offensive, un 5-0 porté par Quentin Touil, Calin Calaidjoglu, Vincent Godbout, Sami McDuff et Théo Oberhuber-Poulin. Touil se hisse d'ailleurs parmi les quatre meilleurs buteurs du tournoi.
Crédit photo : FISU AMERICA
Le défi de la dernière journée
Deuxièmes du Groupe A, les Carabins ont leur destin en partie entre les mains, mais l'obstacle est de taille. Pour terminer au sommet du groupe et accéder à la finale, il leur faudra non seulement gagner leur dernier match, mais l'emporter par au moins dix buts d'écart.
Un scénario exigeant, presque irréel. Mais Montréal a déjà prouvé cette semaine qu'il n'avait peur de personne, en tenant tête aux champions américains. On connaît la résilience des Bleus. Reste à voir jusqu'où elle pourra les mener.
La délégation à Lima
Gardien : Olivier Rouleau (Saint-Lambert)
Défenseurs : Julien Deligne (Mont-Royal), Julien Raymond (Candiac), Bilal Bouchemella (Montréal), Ulric Bélanger (Montréal), Sidiki Traoré (Montréal), Xavier Malo (La Prairie) et Zachary Roy (Montréal)
Milieux : Calin Calaidjoglu (Notre-Dame-de-l'Île-Perrot), Montacer El-Harchali (Montréal), Quentin Touil (Toulouse, France), Simon Annabi (Brossard), Alexandre Paré Vargas (Brossard), Orene Cohen (Lyon, France), Juan Pablo Gomez (Bogotá, Colombie) et Tomas Giraldo Ortiz (Montréal)
Attaquants et ailiers : Théo Oberhuber-Poulin (Montréal), Andy Lecharpentier (Granville, France), Sami McDuff (Saint-Amable) et Vincent Godbout (Gatineau)
L'encadrement est assuré par l'entraîneur-chef Pat Raimondo, l'entraîneur adjoint Vincent Perret, l'entraîneur des gardiens et gestionnaire de l'équipement Anthony Norman, Audrey-Anne Aubé au personnel médical et le chef d'équipe Jean-Pierre Chancy.
Premiers pionniers canadiens dans ce processus de qualification chez les hommes, les Carabins ont déjà marqué cette première participation de leur empreinte. Il leur reste un dernier match pour transformer un tournoi réussi en quelque chose de complètement fou.